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Ecogardes, la plus value écologique

Bien plus que des animateurs de sorties nature, des conseillers pour les « jardiniers du dimanche », les écogardes sont avant tout des techniciens en aménagement de l’espace mis par Artois Comm. à la disposition des communes. Passage en revue de leurs principales missions.

Ils sont cinq écogardes d’Artois Comm., Aline, Benoît, Emmanuel, Eric et Michel. Et s’ils ont chacun leur secteur d’intervention, tous travaillent dans le même sens. Dans le sens d’aménagements harmonieux, agréables, durables et évidemment respectueux des espèces (faune et flore). Une cohérence à l’intérieur du territoire qui s’inscrit parfois et même souvent à une échelle plus large.

Ainsi en est-il de la trame verte et bleue voulue par le Conseil régional et soutenue par différents partenaires dont l’Etat. Ce projet ambitieux a pour objectifs de « préserver et restaurer les cœurs de nature, de créer et renforcer les liaisons écologiques, de reconquérir et préserver les ressources naturelles. » En plus clair, il s’agit de créer un fossé ou une mare là, de planter une haie ou un bois ici, afin que la faune retrouve ses habitudes quelque peu malmenées. Beaucoup des chantiers présentés ci-dessous s’inscrivent dans ce cadre.

Ces beaux projets qui fleurissent

Signe de temps qui changent, communes et intercommunalités sont de plus en plus nombreuses à vouloir offrir des aménagements qui cadrent avec la nature. Elles répondent au besoin aux appels à projets visant à l’émergence de corridors biologiques boisés et/ou à la restauration de zones humides dans le cadre de la trame verte et bleue.
C’est au début de ces « aventures » qu’interviennent les écogardes. « On est là pour apporter une plus value écologique aux chantiers réalisés par les communes, qui ont la maîtrise d’œuvre. », précise l’un d’eux, épaulé par ses collègues quand il s’agit de détailler ces chantiers (et encore, la liste n’est pas exhaustive).

> Parmi les projets déjà menés à terme, ils signalent ainsi l’aménagement écologique de l’étang de Marles-les-Mines (qui était au bord de l’asphyxie) et de ses abords (qui seront des prairies fleuries). Ou le remodelage des alentours de la prévôté de Labeuvrière avec le creusement d’une mare et la plantation d’arbres fruitiers.
Du côté des collines de l’Artois, ce sont, par exemple, le renforcement des rives de la Biette à Diéval, la plantation de haies et de bandes boisées à Rebreuve-Ranchicourt, Hermin, Fresnicourt-le-Dolmen, Gauchin-le-Gal et Estrée-Cauchy, ou le remplacement par d’autres espèces des peupliers de la place du Rietz à Hesdigneul-lès-Béthune.

> Non loin, l’ex-friche de Carbolux (Bruay-La-Buissière et Gosnay) a également vu son boisement se densifier. Du côté de la Porte Nord, une bande arborée de 550 mètres de long sur 5 m de large sera prochainement plantée. Composé de 1 155 sujets, ce corridor servira de refuge à la faune locale, et isolera les habitations des installations commerciales de la zone.

> Récemment, une mare a vu le jour à côté de la station d’épuration des eaux de Béthune. Elle scintillera au cœur d’une prairie fleurie et de haies champêtres. A Hersin-Coupigny, il est question de diversifier le milieu naturel du côté de l’ancien « centre aéré ». Verquin a un projet de plantation d’une haie champêtre sur une longueur totale de 1 500 m. Il vient après l’aménagement paysager du plateau du terril.

> A Beuvry, il s’agira, sur plusieurs hectares non loin du centre-ville, de créer un espace boisé. Le marais de Chocques (une cinquantaine d’hectares) sera doté de nouveaux sentiers de promenade, qui passeront à terme sous des essences d’arbres beaucoup plus diverses. Idem du côté du Turbeauté à Vendin-lès-Béthune (5 ha) ou au parc Saint-Quirin de Camblain-Châtelain.

> Création d’un nouveau boisement à relier à d’autres espaces naturels, tel est le projet qui sera mené à Violaines. A Billy-Berclau, il s’agira de mettre en oeuvre la deuxième étape de l’aménagement du Beau Marais, par la création de cheminements piétonniers notamment. Et, à Sailly-Labourse, de réaliser l’aménagement écologique des abords du complexe sportif…

Vive la gestion différenciée !

Concept qui commence à se généraliser, la gestion différenciée (ou gestion harmonique ou encore gestion raisonnée durable) consiste à traiter différemment les espaces suivant leur emploi et leur localisation.

Dans la gestion différenciée, on privilégie les essences locales afin de favoriser la diversification des milieux et par voie de conséquence des espèces qu'ils abritent. Traiter différemment, c'est aussi limiter voire supprimer l'usage des engrais et pesticides, limiter les tontes et les fauchages, afin que les animaux ne soient plus les oubliés des aménagements humains.

A Béthune, la régie de quartier du Mont-Liébaut a fait appel aux écogardes en ce sens. Les préconisations de leur dossier technique prévoient notamment de remplacer certaines pelouses par des prairies naturelles qui ne seraient fauchées qu'une seule fois dans l'année, de planter des essences aromatiques pour attirer les insectes...
A l'autre bout du territoire, le SIVOM des Deux Cantons, qui a pour cela conclu un partenariat avec Artois Comm., a un projet similaire pour son site de Haisnes-lès-La Bassée. Comme cette même commune a le sien pour le parc de la Fosse 6...


 
 

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